Devant le concert de lamentations implorées par les défenseurs du logement social, qui profitent de l’aubaine des micros médias branchés à plein tube pour diffuser leur plainte, les notes sonnent faux, proches de la cacophonie. Quelques vérités méritent d’être rappelées pour que le discours soit au moins audible.
Oui le nombre de constructions de logements dits « sociaux » est insuffisant en rapport des besoins, oui certaines communes pourraient accentuer leurs efforts en ce sens. Ça s’est pour le constat brut. Quelle réalité en face permet de lever ces rigidités ? Des réalités incontournables, liées à la rareté et au coût du foncier pour l’Ile de France. Si les terrains disponibles se font rares, faut-il ériger des tours dans les nuages pour se conformer au volume de demandeurs de logement ? et la place de l’homme, où figure-t-elle dans les calculs savants ?
Qui a privé une large frange de la population d’accès au logement HLM, en déconventionnant des logements étudiants et les P.L.I. ? Ces logements existaient dans les communes pour répondre aux situations des populations qui n’avaient pas accès au logement privé et n’y ont moins que jamais accès. Désormais, ils ne sont pas recensés dans les statistiques et ne font plus l’objet de construction ni de subventionnement de l’Etat depuis 5 ans. Ces mesures inspirées par la gauche, ont privé près d’un tiers des usagers du logement social, d’aides au logement.
Ces deux réalités parmi d’autres, rappellent de manière opportune, qu’en matière de droits de l’homme, rien n’est simple. Notre vœu dans ce domaine, est de replacer l’homme au cœur du débat et de penser le logement, humain, et non ghetto densifié sur un no mans land. Et de rendre accessible à un plus grand nombre de ménages méritant, ce droit qui leur a été arbitrairement sacrifié. La volonté est là. Le chemin, souhaitons le ensemble, n’est pas loin…